Quels processus avez-vous mis en place en matière de vinification ?
Notre défi aujourd’hui est la concentration des vins et le degré alcoolique, dû notamment à la maturité des raisins. Les chaleurs précoces et parfois très fortes favorisent une accélération du développement des raisins, et donc une maturité parfois très avancée au moment des vendanges. Nous nous adaptons donc chaque année pour récolter aux périodes les plus propices. Nous tenons en effet à minimiser notre impact lors des étapes de vinification. Nous cherchons toujours à trouver un équilibre dans nos vins, une palette aromatique fine, délicate et longue en bouche, et ce à la fois dès leur mise en bouteille, mais aussi après plusieurs années de garde.
Pour nos vins blancs, après une vendange manuelle, les grumes sont pressées entières, afin de ne pas les détériorer. Notre vinification est parcellaire : cela signifie que chaque parcelle dispose de sa propre cuve. Les moûts de blancs ne sont pas sulfités avant la fermentation. Côté vin rouge, les vendanges sont également réalisées à la main mais nous procédons à un égrappage à 100%. Nous favorisons des fermentations longues et laissons les levures indigènes faire leur travail.
Les moûts rouges comme blancs sont ensuite placés dans des fûts pour la fermentation et l’élevage. Seuls 15% de nos fûts sont neufs, à la fois pour des raisons gustatives, mais aussi pour préserver nos forêts, familiales elles aussi ! Nos vins restent 1 an en fût et sont ensuite à nouveau transférés en cuve. Nous ne filtrons ni nos vins blancs ni nos vins rouges.
Pourquoi le Domaine Génot-Boulanger est-il important pour La Grande Epicerie de Paris ?